Le Gardien

Cette série intitulée « Le Gardien » est la plus mythologique. Une fois encore des personnages uniques dont l’intégrité consiste à protéger celui qui possède son image. Une entité bienveillante à la limite du domaine de l’enchantement ou du pouvoir surnaturel. Nous sommes dans la sphère de la magie blanche ou de la théurgie, forme de magie permettant de se mettre en relation avec les puissances célestes bénéfiques. Les cadres sont déserts comme dans la série des « anges » à peine y invite-t-on des animaux ambigus que sont les paons qui, d’après la mythologie grecque arborent sur leur queue les cent « yeux » d’Argos fidèle gardien de la déesse Héra.

De son travail de portraitiste, Emilie Moysson tire vers le sujet. Qu’il soit unique, incarné. Une figure sans visage au milieu de paysages désertés, déshumanisés. Des entités célestes étincelantes évoquant férocement la solitude. La solitude c’est l’éthique, autrement dit l’acte de création. C’est pourquoi, de la réalité de la photographie l’auteur s’autorise à la magnifier en jouant avec les surimpressions, les chromies modifiées, les dessins sur tirage. Ces personnages frôlent le représentation mythologique et sont investis d’une mission sensible et sensée, à la lisière de l’univers merveilleux. Emmanuelle Lesgourgues

These series of mythology is titled the “Guardian”. The unique characters protect the field of magic. The guardians are the safeguards to the supernatural power that heaven provides. Frames are like deserts in the series titled “Angels”. The peacocks tails are the hundred “eyes” of the Argos, faithful guardian of the goddess, Hera.

Emilie Moysson’s pulls the subject, skillful element in her portrait work. The portraits as subjects are unique and take on extreme forms. A figure without a face in the middle of deserted landscapes. The subjects fiercely evoke loneliness.
Loneliness is ethics, an example would be as an act of creation.The reality of photography allows the photographer to magnify playing with
overlays, modified chromes, drawings on drawing. The dehumanized celestial forms graze mythology. They are invested in sensitive and meaningful journey to the edge of the wonderful world.