It’sSOquiet…sh’sh’ – Part 3
The Path

ItsSOquiet…sh’sh’ – Part 3 The Path

Au bassin d’Arcachon nous allons, au bassin d’Arcachon nous retournons

Le procédé est différent, on dirait des ferrotypes* non?
Ce ne sont pas des ferrotypes, il y a une lumière venant du dessous
Ah oui la surface n’est pas noire, en effet la lumière traverse la matière
La nuit tombe, viens, là-bas le soleil est de l’autre côté.
Qu’est-ce que c’est là dans les arbres?
On entre?
Répondre à l’invitation du saut, le sceau triangle, le sceau rectangle, le sceau rond, des sceaux tout rouges. Des sceaux transparents scellant l’avènement du possible, de l’ailleurs, de l’ailleurs juste là, un ailleurs là. Pas l’essence du monde, ni un arrière-monde, ni un au-delà, mais un monde simultané, qui peut émerger, qui pourrait virtuellement exister, qui peut, là où le paysage est en forme. Une sorte de constructivisme de l’immanence.
Alors ce sont des photos de résilience et de réanimation d’une certaine façon, anima au sens de souffle d’âme, insuffler ce qui anime, qu’on trouve une fenêtre!
Regarde, il y a le hors et le dans la pastille (forme) mais c’est un tout, tout est dedans, intrinsèque. Sous la gélat, le paysage, sous le paysage la plage, sur la plage les pavés, rouges, bleus, et translucides. Lucides à travers les bleus. Rougeoyant à travers le joyeux. Un appel d’air
Saute
Que ce soit physique, les doigts dans l’acrylique, du pigment sur les mains et sentir dans les doigts l’espace, trouver la quatrième dimension du refuge. A la recherche de ce qui peut faire poudre, poudre aux yeux qui rend visible, et ce qui peut faire corps couleur, espace graphique physique, et tout est transparent, ça laisse voir, ça ne bloque pas, jamais. Libérer un flux parmi d’autres, dans l’agencement apposer l’espace de désir qui déborde ou qui barde. Le sang pigment est vivant même acrylique. A mon signe, plonge
dans la forme tu crois que ça colle mais c’est juste posé, apposé, dans un acte éphémère sur des strates de photographies telles des couches de sédiments de sol terrien, et puis là là oui là un espace superposé, incrusté, fixé dans l’image originelle grâce à une ultime photographie, celle qui capture son tout donnant à l’événement une dimension inédite : une éternité, une permanence, une indépendance par rapport à ce qui est, a été, est ou non arrivé.
Des photographies d’actes accomplis non pour agir, mais pour sentir, re-sentir. Avec des clés d’existence, des personnages-clés, des fois.
Du bonheur en barre. Et en triangle, et rond. La vie poreuse quoi.

*Ferrotype: procédé photographique sur plaque de fer recouverte d’un vernis noir, insolubilisée à la lumière du jour. Elle est ensuite enduite de collodion puis sensibilisée dans une solution de nitrate d’argent. Après la prise de vue, la plaque est développée dans un bain chimique puis rincée à l’eau dès que l’image apparaît. L’image est enfin fixée, rincée, et parfois rehaussée de couleurs avec des pigments avant d’être vernie. Au XXe siècle, la couche de collodion est remplacée par une émulsion au gélatino-bromure d’argent.